Guide de voyage gratuit Napopo
 
>Destinations      
 
 
 
 
Hôtels, gîtes, chambres d'hôtes
 
La Merveille de l'occident
Pèlerinage chez l'Archange
 
 
MONT SAINT MICHEL : Guide de voyage gratuit

Reportage de tourisme

"La Merveille de l’occident"
Un voyage étonnant au cœur de l’abbaye du Mont Saint Michel
Concentré d’histoire médiévale française, le Mont Saint Michel situé aux confins de la Bretagne et de la Normandie, possède l’un des plus beaux temples de la chrétienté. Au travers des multiples salles, escaliers et portes dérobées de son abbaye romane et gothique, chaque visiteur fait un voyage insolite de plus de dix siècles.

Toute personne à son arrivée est bouleversée par la sensation visuelle. Face à elle, se dressant sur un rocher gigantesque et abrupt à 80 m de hauteur, une silhouette imposante pointe le ciel tel l’index de la main. La force de cet ensemble dégage une puissance invincible et indestructible. De ce fait, la seule vue du Mont Saint Michel invite à s’agenouiller par respect pour sa grandeur devant l’éternel. « A l'extérieur, le Mont Saint-Michel apparaît... comme une chose sublime, une pyramide merveilleuse... », Victor Hugo.

Jeune de mille trois cent ans, l’histoire du Mont a pris naissance en 708, après trois apparitions successives de l’Archange Michel « Prince de la Milice Céleste », auprès d’Aubert, évêque d’Avranches. Agacé par l’incrédulité de ce dernier, l’Archange brandit à la troisième apparition, un doigt de feu et frappa la tête de l’évêque provoquant un trou dans son crâne. C’est ainsi que sous l’ordre de ces apparitions divines, Aubert construisit le premier oratoire au sommet du rocher, appelé alors : « Mont Tombe ».

UNE VILLE DU MOYEN AGE

Aussitôt le premier regard porté sur le Mont Saint Michel, un désir irrésistible m’envahit. Celui de rencontrer l’Archange. Peut-être s’agit-il d‘un appel divin ? Ou simplement l’ivresse que provoque la splendeur de cette œuvre ? Quoiqu’il en soit, je me résolus à y croire et pris l’initiative de partir à la rencontre de ce prévôt du paradis, peseur des âmes le jour du jugement. Dès lors, je franchis la porte Bavole, première porte de la cité. Sur le coté, deux "Michelettes" de 3 mètres de long et de plusieurs centaines de kilos sont disposées.  Ces lourdes bombardes ont été abandonnées par les anglais en 1423 durant le siège de la guerre de Cent Ans. Je franchi ensuite la porte du Boulevard avec sa barbacane (fortification protégeant une porte) comprenant embrasures et meurtrières. Passé cette dernière, tel un sas temporel, je suis plongé instantanément mille ans en arrière, au cœur d’une réelle cité du moyen-âge excellemment conservée. Le Mont Saint Michel concentre au travers de son architecture, toutes les caractéristiques de l’organisation de la société médiévale. Les artisans, les pêcheurs,…fournissent le travail. La chevalerie assure la protection et fait campagne lors des guerres. Les religieux prient pour le salut des âmes de leurs fidèles (respectivement : Tiers Etat, Noblesse et Clergé).

PONT LEVIS, HERSE D’ACIER

Devant moi, une troisième porte fortifiée plus imposante que ses prédécesseurs : La Porte du Roy. Son pont-levis abaissé, sa herse d’acier suspendue et ses puissantes portes en chêne, marquent une énième ligne de défense digne d’un château fort. Je la traverse et me trouve au début de la Grande Rue. Etroite, elle aligne de part et d’autre une succession d’échoppes derrière des façades du XV et XVIème siècle. On y vend des souvenirs, collations,… susceptibles d’intéresser les touristes. Probablement de la même façon que cela se passait auprès des pèlerins des siècles précédents. Le village du Mont Saint Michel était quasiment inexistant avant le XIème siècle. Il s’est construit à fur et à mesure de la croissance des pèlerinages et du développement de l’abbaye. Peu à peu des pêcheurs s’installèrent, suivis d’aubergistes et autres commerces.

Toujours entrainé par l’envie de rencontrer l’Archange, je décide tout de suite après la Porte du Roy, de ne pas poursuivre dans la Grande Rue, se terminant par de grands escaliers, mais de prendre par la droite. Un petit escalier de pierre me conduit sur le haut des remparts, à une dizaine de mètres de hauteur. Au bout, je rejoins le chemin de ronde ceinturant toute la cité. Depuis ces murailles s’apprécie une vue magnifique sur la baie. Portés par les mouvements des eaux entourant l’île, les reflets du soleil brillent de mille éclats. Poursuivant le long de ce ruban de pierres, digne de la muraille de Chine, j’admire l’ingéniosité du système de défense.  D’épaisses tourelles disposées aux points stratégiques offrent aux canons de grands angles de tir. De l’une à l’autre de ces tours, de larges murs couverts de créneaux, mâchicoulis, meurtrières…, permettent de repousser toute attaque ennemie.
Quelques minutes de marche plus tard, se présente à moi un très haut châtelet, constituant une nouvelle porte fortifiée prolongée d’une muraille.  C’est le centre de commandement de la forteresse et l’ultime protection avant le sanctuaire. Construit au XIVème, le châtelet garde l’accès de l’abbaye par deux superbes tourelles. Pour y pénétrer, il faut gravir un escalier raide et traverser une voûte sous laquelle il est aisé d’avoir le corps percé de multiples coups de lance et d’être aspergé d’huile bouillante. A cette étape, on se rend compte à quel point toutes ces enceintes fortifiées et successives, font du monastère une place imprenable. Plus haut, derrière d’étroites fenêtres, je perçois une furtive silhouette. Sans hésitation je m’engouffre sous la voûte oppressante du châtelet : il me faut trouver cet Archange !

LA MERVEILLE

Alors que je traverse la salle des gardes, il me semble entendre au loin de magnifiques chants en latin qui résonnent dans ces murs de pierres millénaires. N’empruntant pas l’escalier du « Grand Degré », lequel conduit sur le parvis de l’église, j’emprunte par la droite un court passage extérieur conduisant au bâtiment le plus imposant du flanc nord de l’île, baptisé par les pèlerins : « La Merveille ». Partie du monastère construite du XIIème au XIIIème sur les ruines de l’ancienne abbaye romane, c’est un chef d’œuvre architectural gothique. En effet, en 966, suite à la demande de Richard Ier Duc de Normandie, la première communauté de moines bénédictins de l’Ordre de Saint Benoit s’installe sur le Mont. S’en suit alors une succession de projets de constructions grandioses, notamment sous la période du très influent abbé Robert de Thorigny. Les îles Chausey, situées au large, servent de carrières. On y taille les pierres de granit, transportées sur des barges pour l’édification du monument.

La Merveille comprend deux bâtiments de trois étages. Je franchis rapidement le premier niveau, traversant de la sorte l’Aumônerie où étaient reçus les pèlerins, puis le cellier, lieu d’entreposage des vivres. Je ne pense pas trouver ici celui que je cherche.

MOINES COPISTES EN PLEIN TRAVAIL

Dans l’angle nord du cellier, j’emprunte un escalier en vis m’amenant dans une salle au deuxième niveau. Alors, telle une hallucination, je crois percevoir au milieu de ce grand espace, des moines copistes en plein travail. Un silence pour le moins religieux règne dans la pièce. Autour d’eux, des bibliothèques renferment une multitude de livres. Au centre, trois rangées de colonnes aux fûts cylindriques épais, compartimentent les espaces de travail de chacun. Des fenêtres circulaires inondent la pièce d’une lumière céleste et contribuent à lui donner une atmosphère spirituelle. C’est ici le Scriptorium (salle de copie). Communément appelé salle des Chevaliers, du temps où étaient inscrits dans la salle les noms des défenseurs du Mont, pendant la guerre de cent Ans. Bouleversé par cette apparition et par la beauté du lieu, j’ouvre une porte et m’engage dans un étroit passage roman.

UN ROI ET SA COUR

Mon imagination bouillonne à nouveau. Derrière un porche, je crois entendre soudainement le brouhaha d’une grande assemblée. La curiosité m’encourage à entrebâiller la porte. C’est une nouvelle illusion incroyable ! Devant mes yeux ébahis, festoient de nombreux visiteurs de haut rang en tenues multicolores. Peut-être un roi et sa cour en pèlerinage, qui sait ! Tandis que d’un coté de la pièce, on cuisine des viandes dans deux cheminées monumentales. De l’autre, séparé par une tapisserie transversale, on avale : poulets, porcs, gibiers, vins… sur des tables allongées entre les deux nefs. Je suis dans la salle des Hôtes. Probablement l’une des plus belles salles du monastère. Ce pur chef-d’œuvre aligne d’élégantes voûtes de croisées d’ogives, reposant sur une rangée de fines et longues colonnes. De grandes baies vitrées assurent une luminosité sans faille. Le tout laisse jaillir une sensation de légèreté resplendissante. Je suis fasciné.

GENIE DES BATISSEURS

N’y voyant pas l’ombre d’un Archange, je passe au troisième et dernier niveau de la Merveille. Peut-être aurais-je plus de chance. Je m’engage dans le réfectoire des moines. C’est ici un espace unique, couvert d’un berceau lambrissé s’élevant vers le ciel. Pas une colonne ne vient soutenir la toiture. A mon grand étonnement, je ne vois pas non plus la moindre fenêtre sur les murs. Pourtant, cette salle à manger est emplie de lumière et dégage une forte spiritualité. Au fur et à mesure que je m’avance, une succession de fenêtres étroites, encastrées dans les murs latéraux, semblent s’ouvrir devant moi et diffuse harmonieusement la clarté de cette pièce. Continuant ma progression, les fenêtres en arrière se referment pendant que celles en avant continuent de s’ouvrir. Ce jeu visuel m’impressionne, il témoigne du génie des bâtisseurs du XIIIème siècle. Sur toute la distance, sont alignées de longues tables de bois entourées de bancs. En cet endroit, appliquant la Règle de Saint Benoit, les moines bénédictins mangent en silence un repas frugal. Une chaise discrète, car aménagée dans une des parois d’un mur latéral, permet à un religieux de réciter les psaumes sur un ton monocorde.

Dans le mur occidental, une porte s’ouvre, elle me conduit à un jardin clos. Suspendu à près de 80 m au dessus des grèves et situé au dessus du Scriptorium, le cloître couronne solennellement l’ensemble. Une série de colonnettes de couleur pourpre, disposées en quinconce autour d’une galerie, supportent une légère couverture de lambris. Tandis qu’une fine frise, sculptée de végétaux, court sur toute la longueur. L’échelle humaine de son architecture en fait un lieu d’intime méditation ouvert sur le ciel.

Structurés de la sorte, les bâtiments de la Merveille possèdent une signification très particulière. La superposition de l’Aumônerie, de la salle des Hôtes et du réfectoire des moines évoque la très présente hiérarchie médiévale : Tiers Etat, Noblesse et Clergé. De l’autre, les salles du cellier, du scriptorium et du cloître, représente la symbolique des nourritures matérielles, intellectuelles et spirituelles de la Règle de Saint Benoit.

CHOEUR GOTHIQUE FLAMBOYANT

Je me glisse dans un chemin de ronde, remonte un court escalier et soudain devant moi, le rideau se lève sur l’apothéose. Je viens de mettre les pieds au centre d’une l’église abbatiale mi-romane, mi-gothique. Le monument repose quasiment en équilibre sur la pointe conique de l’extrémité du rocher. Au dessous, quatre cryptes reparties sur les quatre points cardinaux viennent lui servir d’appui. C’est un prodige de la technique. La nef, de style roman se divise en quatre travées. Depuis le sol jusqu’au sommet, des demi-colonnes montent sans la moindre discontinuité. Chacune des travées se divise à leur tour en trois niveaux, symbolisant la Trinité (Le Père, le Fils et l’Esprit Saint). Le chœur de style gothique flamboyant, sonne tel un orchestre symphonique. C’est le résultat indéniable du travail d’un virtuose de l’architecture. Reconstruit de 1446 à 1521 sur l’initiative de l’abbé Guillaume d’Estouteville, ce chœur remplace l’ancien de style roman, effondré pendant la guerre de Cent Ans. Dans cette magnifique cage de 25 mètres, pleine de luminosité, jaillissent de fines colonnes ciselées ceinturant les larges piliers. Sous les clés de voûtes,  de hautes et larges verrières ceinturent l’espace et laissent entrer une abondante lumière. Autour, le déambulatoire permet l’accès aux sept chapelles. La finesse et la légèreté de l’ensemble donnent une sensation de vertige.

Emerveillé par toutes ces splendeurs, mais déçu de n’avoir rencontré l’Archange, je sors par le porche de l’église et avance sur le parvis. Alors, levant le regard vers les cieux, je vis à l’extrémité de la flèche de ce sanctuaire abbatial, culminant à près de 140 mètres au dessus des grèves et divinement suspendu entre la terre et le ciel : l’Archange Michel. Dans son armure dorée, un glaive dans la main droite, il terrasse le dragon, symbole de l’infidèle et de l’impiété.

Les photos du reportage sur l'abbaye du Mont Saint Michel :


Téléchargez le guide du Mont Saint Michel, cliquez-ici


Liens promotionnels
Parlez plusieurs langues en quelques semaines Besoin d'une page web, une présentation de photos, une traduction... ?      

Votre publicité dans les Guides Napopo
Soyez assurés de vous faire connaître des voyageurs et touristes en insérant votre publicité dans le guide Napopo de votre ville ou de votre région.
 



Films documentaires sur le Mont Saint Michel
Pour voir un documentaire au complet, cliquez sur la vidéo durant sa diffusion. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira alors sur le site de notre partenaire.

Vidéos du Mont Saint Michel,
notre sélection YouTube


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© 2008 Napopo - Tous droits réservés